Cher
Christian,
Je
me
fais
l’interprète
de
la
communauté
chrétienne
du
Montmartre,
des
personnes
qui
sont
ici
et
de
celles
qui
n’ont
pas
pu y
être.
Je
m’abstiendrai
d’imiter
l’inimitable,
je
ne
résumerai
donc
pas
mes
propos
en
trois
points
ou
en
trois
mots.
Au
cours
des
derniers
mois,
nous
avons
été
profondément
attristés
de
te
savoir
atteint
d’une
telle
maladie
et
de
te
voir
perdre
des
capacités,
particulièrement
celle
de
la
parole,
par
laquelle
nous
avons
tant
reçu.
Ces
derniers
dimanches,
nous
nous
sommes
habitués
à te
voir
concélébrer
discrètement
et
nous
avons
cru
que
cela
serait
ainsi
durant
très
longtemps.
Mais
voila
qu’on
nous
a
annoncé
ton
départ
pour
la
France.
Brusquement,
nous
sommes
ramenés
à la
dure
réalité
qui
est
la
tienne,
et à
notre
propre
peine
d’une
absence
appréhendée.
Tu
es
avec
nous
depuis
9
ans.
Que
de
chemin
parcouru.
Nous
avons
reconnu
en
toi
un
homme
de
foi,
avec
un
très
grand
attachement
au
Christ,
une
éloquence
remarquable
au
service
de
l’Évangile
et
avec
laquelle,
à
chaque
dimanche,
tu
nous
as
enseigné
la
Parole,
sans
dogmatisme,
ni
moralisme,
en
nous
partageant
tes
propres
questionnements,
et
avec
un
but
premier,
celui
de
nous
faire
aimer
davantage
le
Dieu
de
Jésus-Christ.
Quand
nous
regardons
les
programmes
semestriels
d’activités
présentées
au
Montmartre,
nous
sommes
impressionnés
par
la
quantité,
la
qualité
et
la
diversité
qui
nous
sont
offerts,
tant
sur
le
plan
spirituel
que
communautaire.
Et
tu y
as
contribué
pour
une
grande
part.
Nous
avons
aussi
reconnu
ton
sens
de
la
communauté,
ton
grand
désir
de
convivialité,
ton
accueil
de
l’autre.
Soulignons
aussi
ton
sens
de
l’humour
et
ton
sens
de
l’observation
doublé
d’une
mémoire
phénoménale
qui
t’aidaient
le
dimanche
matin
à
impressionner
certaines
dames
par
tes
remarques
sur
leurs
changements
vestimentaires
ou
en
nous
rappelant
nos
absences
de
tel
ou
tel
dimanche.
Aussi,
plus
sérieusement,
nous
avons
reconnu
en
toi
depuis
le
début
de
ta
maladie,
l’homme
de
la
Parole
vécue,
la
Parole
vécue
dans
l’épreuve,
à la
dure,
peut-être
avec
quelques
doutes,
mais
habité
par
plus
fort
que
soi.
Pour
toutes
ces
années
de
service
dont
nous
sommes
les
principaux
bénéficiaires,
pour
l’homme
que
tu
es,
nous
te
remercions
et
nous
rendons
grâces
au
Seigneur.
Pour
ce
temps
qui
vient,
nos
pensées,
nos
prières
et
notre
amour
t’accompagnent.
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Christian
Blanc"