24 nov. 2002 - 34° dim - Christ Roi
17 nov. 2002 - 33° dim du temps de l'Eglise A
10 nov. 2002 - 32° dim du temps de l'Eglise A
3 nov. 2002 - 31° dim du temps de l'Eglise A
27 oct. 2002 - 30° dim du temps de l'Eglise A
20 oct. 2002 - 29° dim du temps de l'Eglise A
13 oct. 2002 - 28° dim du temps de l'Eglise A
4 oct. 2002 - 27° dim du temps de l'Eglise A
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22 sept. 2002 - 25° dim du temps de l'Eglise A
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8 sept. 2002 - 23° dim du temps de l'Eglise A
1er sept. 2002 - 22° dim du temps de l'Eglise A
25 août 2002- 21° dim du temps de l'Eglise A
18 août 2002 - 20° dim du temps de l'Eglise A
11 août 2002 - 19° dim du temps de l'Eglise A
4 août 2002- 18°dim du temps de l'Eglise A
28 juillet 2002- 17°dim du temps de l'Eglise A
23 juin 2002 - 12° dim du temps de l'Eglise A
16 juin 2002 - 11° dim du temps de l'Eglise A
9 juin 2002 - 10° dim du temps de l'Eglise A
2 juin 2002 - Fête du Corps et Sang du Christ
Hors de l'amour pas de salut... !(Matthieu 25, 31- 46 / 34° dim du temps de l'Eglise A)A mour-salut, ces deux mots vont ensemble. Dans sa fresque du jugement dernier, Mathieu en fait une alliance qui semble aussi incontournable que primordiale.Qui veut être sauvé doit aimer ! Sans qu’il soit nécessaire d’ailleurs de connaître le Christ ! Par contre nul ne peut l’être s’il ignore l’autre, celui qui se trouve dans le besoin. « Venez les bénis de mon Père » s’entendront dire au moment du jugement, à l’heure où chacun sera dévoilé dans sa vraie réalité, ceux qui auront pratiqué le secours envers l’affamé, l’assoiffé, le dépouillé, l’étranger, le malade, le prisonnier ou…. Inutile de limiter la liste de tous les affligés. Ce Christ qu’ils n’ont pas connu, ils en étaient pourtant tout proches en servant les autres. « J’avais faim, soif…et vous m’avez… » dit le Fils de l’homme siégeant sur le trône de gloire. Celui qui aime en répondant aux besoins de qui est dans la détresse, vit déjà une communion avec le Christ. Et le salut est-il autre chose que cette communion commencée avec les autres et qui s’épanouit en Dieu ? Le comprenons-nous ainsi ? Ne pensons-nous pas trop souvent que pour être sauvé il faut faire des choses pour Dieu ou pour le Christ ? Mais à la réflexion que peut-on faire pour Dieu ? Qu’attend-il de nous ?. Des paroles précédentes nous l’ont dit. Dieu s’en remet à l’homme de son avenir en humanité et de notre avenir et il attend de notre part inventivité, audace, créativité. Aujourd’hui le message ne se fait-il pas encore plus précis et pressant. Faire pour Dieu n’est-ce pas faire d’abord pour les autres ? « J’avais faim, j’étais nu.. et vous m’avez… Chaque fois, dit le Juge universel que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères c’est à moi que vous l’avez fait » Cette alliance de mots nous provoque. Elle doit nous faire réfléchir sur l’organisation de notre vie chrétienne et ecclésiale. Dieu nous laisse à notre audace pour restaurer par l’amour l’homme blessé par le malheur. Là est le passage obligé pour le salut…Et il en est ainsi pour tous les hommes, que l’on connaisse ou pas le Christ. En effet ce sont toutes les nations qui sont rassemblées devant le Christ au moment décisif de sa venue. Chaque personne est alors reçue ou éloignée selon son parcours envers les autres. Ni culte, ni prières, ni dévotions en tout genre ne sont pris en compte. Non, seul l’amour de l’autre fait la différence entre ceux qui entrent dans la communion avec le Christ et ceux qui ne le peuvent pas parce qu’il ne l’ont pas pratiqué. Cela ne veut certainement pas signifier que l’humanité serait divisée en deux catégories d’individus, d’un côté les « tout » bons et de l’autre les « franchement » mauvais. Mais il s’agit toujours d’insister sur le fait que seul l’amour envers l’autre nous sauve, c’est-à-dire nous donne accès à Dieu puisque c’est ainsi que Dieu le veut. Amour des hommes les uns envers les autres et salut vont ensemble. Hors de l’amour pas de salut. Pouvons-nous dire plus ? Oui, poser encore une question : Mais « qui » est l’amour ?
« Il » (nous) confie sa fortune.. !(Matthieu 25,14-30 / 33° dim du temps de l'Eglise A)Il n’est pas sûr qu’en lisant cette parabole, ce soit bien cet aspect qui soit d’abord retenu. Nous sommes tellement habitués à y lire la valeur de nos talents que tout naturellement cette interprétation devient l’unique façon de la comprendre au risque de passer à côté de son sens réel.. Les talents dont il est question seraient-ils, comme on le répète, nos qualités et aptitudes à développer absolument pour devenir un bon et fidèle serviteur ? Seraient-ils, quel qu’en soit le nombre reçu, cinq, deux ou un, ces aptitudes particulières à mettre en œuvre pour le plein épanouissement de soi ou de celui des autres ? Et voudrions-nous nous montrer, qu’il ne serait pas bon d’imiter le serviteur à l’unique talent qui, complexé d’en avoir si peu, se contenterait de le garder enfoui ? Est-ce le but de ce récit ? N’y a-t-il pas en cette parabole une plus grande bonne nouvelle ? Revenons alors au titre et prenons mieux conscience de la réalité du royaume. Il nous est dit que « l’homme partant en voyage, confie sa fortune (tous ses biens) à ses serviteurs » Étrange confiance n’est-ce pas ? Immense confiance surtout ! A partir des talents, ces lingots d’or ou d’argent, Mathieu, sans penser finance, souligne cette grande, cette très grande confiance faite à des serviteurs. Une « fortune » partagée et dont tous (tous les hommes ?) vont être responsables quoiqu’il en soit de la part de chacun. Sommes-nous maintenant sur la voie d’une bonne compréhension ? Posons-nous encore quelques questions. Entre autres : A qui nous fait penser cet homme parti en voyage mais qui doit revenir ? A Dieu peut-être ? A Dieu bien sûr, qui nous confierait une fortune, la vie, le monde et tout ce qui s’y trouve, par exemple. On peut l’entendre ainsi en effet. De présence discrète, Dieu nous confierait la terre, à charge de chacun de bien l’aménager, de la rendre habitable, et de porter du fruit. L’idée n’est pas mauvaise mais peut-être trop proche encore de la conception des talents évoquée au début. Faut-il s’en contenter ou chercher encore ailleurs ? Le contexte pourrait-il fournir quelques éclaircissements ? Notre parabole se trouve dans le chapitre vingt-cinq de Mathieu. Jésus marche vers sa passion. Il parle de sa venue et de la fin et prépare ses disciples aux événements qui vont arriver, à la séparation qui s’en suivra et aux responsabilités qui deviendront les leurs. Pourquoi dés lors, ne pas voir en cet homme qui part en voyage, Jésus lui-même qui s’en va et qui confie sa fortune, c’est-à-dire lui-même, ses faits et gestes et le don de sa vie? Immense confiance faite à l’homme de la part de Dieu qui s’en remet à nous de son projet d’amour. Confiance immense ! En avons-nous conscience ? De la part de celui, qui entre départ et retour nous laisse tout à fait libres de le choisir ou pas, de devenir partenaires ou de refuser de se préparer à entrer dans sa joie. Ces images nous parlent, elles nous disent que Dieu n’est pas, selon notre imagination : âpre au gain (il confie sa fortune) et dur au point de moissonner là où il n’a point semé. Mais combien de fois ne le voyons-nous pas… ainsi ? Et l’Esprit du Christ a du mal à nous convaincre du contraire ? Les fausses idées sur Dieu ont la vie dure ! Il se confie à nous que voudrions-nous de plus ? Sa fortune est lui-même tel qu’il se donne dans le Christ. Nous en voilà responsables et pour nous et pour les autres. De nos idées sur lui découlent bien des conséquences…De notre façon de lui rendre la confiance dépend notre avenir : Avec lui dans sa joie ou…. ! Mais retenons surtout : Il confie sa fortune et sans craindre le paradoxe traduisons : Dieu nous « appartient » ! Quand lui appartiendrons-nous ? Cultive la ressemblance… ! (Matthieu 25,1-13 / 32° dim du temps de l'Eglise A)Bizarre ce titre pour une parabole qui semble dire autre chose. « Veillez » ne conviendrait-il pas mieux ? En effet, n’est-il pas question d’attente et de rencontre ou d’accompagnement ? N’est-il pas écrit également que le moment de la « venue » surprendra par sa soudaineté ? Être prêt paraît donc essentiel, puisque ne sont connus ni le jour ni l’heure ! D’où la nécessité de veiller. Pourtant en méditant plus attentivement cette parabole, on ne cesse de s’interroger sur l’à propos de « veillez » Car qu’est-ce que veiller ? Faire attention ? Éviter de s’endormir ? Garder un vif désir ? Chercher à voir ? Être en alerte comme un guetteur ? Comme la sentinelle aux aguets scrutant la nuit ? Or est-ce bien ces différentes attitudes qui sont mises en valeur dans notre passage évangélique ? Parler de veille n’est-ce pas mettre l’accent sur l’acuité du regard, sur une perception vigilante, sur un discernement, sur une concentration des facultés, afin de reconnaître le moment venu la personne attendue et dans le cas qui nous occupe l’époux annoncé et qui se fait longuement attendre. Mais n’est-il pas écrit, à propos des jeunes filles : que toutes se sont endormies ? Où donc alors est leur veille ? Et de plus ce sommeil ne leur a pas été reproché ? Aussi un doute s’insinue : la « veille » ainsi comprise avec un brin de coloration ascétique, rend-elle bien compte de tout le sens de la parabole ? Sans doute pas ! Car s’il faut veiller il semble bon d’ajouter mais à quoi ? L’histoire de l’huile indispensable pour garder les lampes allumées dans la nuit du monde, peut-elle nous mettre sur la voie d’une compréhension plus satisfaisante ? Mais oui semble-t-il, surtout si l’on opère un rapprochement entre cette huile nécessaire et la réponse finale du Seigneur aux jeunes filles insouciantes. Ne leur dit-il pas, alors qu’elles tambourinent en criant : « Seigneur, Seigneur » : « En vérité je vous le dis, je ne vous connais pas ! » (Mat 25, 14) Je ne vous connais pas ? Mais qui doit reconnaître qui ? N’aviez-vous pas dans l’idée qu’il fallait veiller pour reconnaître le Seigneur au moment de sa venue ? Or voilà les rôles inversés ! C’est lui qui reconnaît ou ne reconnaît pas. Le sens de cette réponse couplé à celui de l’huile peut-il finalement nous révéler quelle signification est celle de la parabole ? Il semble bien, car s’il s’agit d’être connu plus que de connaître soi-même, on peut se demander alors qu’est-ce qui va permettre au Seigneur de nous connaître ? Que faut-il pour être connu par lui ? Voilà que s’ouvre alors devant nous tout le sens de la vie chrétienne. Pour être connu par le Christ ne faut-il pas laisser sa vie, son être, sa personne s’imprimer en nous ? Avec toute notre histoire et tout ce que nous sommes n’est-ce pas devenir son frère ? Une sorte de réplique de ce qu’il fut : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »(Jn 13, 34) Loin d’être une fin de non-recevoir plus ou moins cruelle, la réponse de l’époux ressort de la nature de la foi et de la vie chrétienne. Pour être avec le Christ dans la salle des noces ne faut-il pas avoir le cœur façonné par lui ? Alors, seulement, il peut y avoir connaissance, communion, « vie avec » Et pour cela il faut de l’huile, celle que l’on ne peut que puiser abondamment dans la Parole de vie, la Bonne Nouvelle du salut. Revenons donc à notre titre . Veillez oui ! Mais à quoi : Cultive la ressemblance ! N’est-ce pas l’ultime nécessaire ? La bonne place… ! (Matthieu 23,9-10 / 31° dim du temps de l'Eglise A)Ah! Cette place.. Comme elle est difficile à tenir ! Tout, en effet, ne porte-t-il pas à la délaisser? Personne, spontanément, ne lorgne vers elle qui pourtant est la bonne. Difficile à tenir cette place! Manifestement les scribes, membres du parti des pharisiens, ne l’ont même pas trouvée. D’où ces propos cinglants de la part de Jésus, entendus dans l’évangile de ce dimanche. Ces savants, bons connaisseurs des Écritures occupent une place importante et irremplaçable. Jésus le souligne en reconnaissant leur compétence, ils enseignent « dans la chaire de Moïse » et en encourageant leurs auditeurs « à faire et observer tout ce qu’ils peuvent dire » à propos des Écritures. Mais quelque chose ne va pas dans leur façon de faire. Ils sont même dangereux. Quel est donc leur péché ? Souvenons-nous des polémiques qu’ils dirigeaient contre Jésus, de leur approche apparemment sympathique mais de leur intention perverse. « Maître nous savons que tu es franc…etc.. (Mt 22, 15. Ils disent mais leur cœur ne suit pas. Maître, toujours maître…Mais ils ne l’écoutent pas (Mt 22, 24; 22,36), ils ne veulent pas l’écouter, ils ne l’écouteront pas. C’est que l’écouter est un risque. En effet Jésus n’est pas un moraliste. Quelqu’un qui prodiguerait des conseils avisés pour l’agir humain. Il est le Sauveur ! Entendre sa parole engage envers lui jusqu’à l’attachement à sa personne. Les scribes pharisiens ne l’ont pas compris ou n’ont pas voulu le comprendre. Enfermés en eux-mêmes, uniquement préoccupés de soi (du moins ceux dont il est question dans cet évangile ), ils ont dressé l’oreille et peut-être deviné le risque. Aussi n’ont-ils pas voulu l’écouter de peur d’être entraînés… à le suivre. Ils savaient, sans doute, beaucoup de choses sur Dieu, de bonnes choses d’ailleurs, puisque Jésus recommande de les écouter mais, on peut le dire, ils « n’aimaient pas Dieu » Ils parlent vraisemblablement éloquemment de lui mais lui refusent leur être. Ce n’est pas pour rien, que tout au long des polémiques entretenues contre Jésus, celui-ci les a constamment renvoyés à eux-mêmes et invités à se rendre à la vérité. Ce n’est pas pour rien encore que la dernière de la série des polémiques se termine par une pressente invitation à aimer : « Tu aimeras… » Leur péché donc, celui qui les plonge dans le malheur (lire plus loin « Malheurs à vous scribes et pharisiens… » Mat 22 13-36) : Ils n’aiment pas. Ils n’aiment pas Dieu dont pourtant ils font profession de parler. Aiment-ils mieux les autres, ceux qui les écoutent ? La réponse tourne court…En effet pour leurs auditeurs ne sont-ils pas plutôt un danger ? Car en écoutant leur enseignement on peut être tenté de reproduire leur comportement. De reproduire en soi, cette façon de se faire valoir, de dire et de penser l’inverse, de vouloir attirer sur sa personne, en s’étalant sur la place publique, les regards des autres. Non les scribes pharisiens n’aiment pas vraiment et en cherchant à s’aimer eux-seuls, ne font que leur propre malheur. C’est qu’ils ne savent pas être à leur place. Ils prennent celle d’un autre, de celui dont ils parlent. Ils attirent sur eux les regards et les mouvements du cœur qui devraient aller à Dieu. Pour être à leur place, à la vraie place, ils auraient dû faire ce qu’ils ont refusé : suivre le Christ. Mais alors quelle conversion pour rejoindre cette place véritable ! Celle en dehors de laquelle il n’en est pas d’authentique et qui concerne tout le monde, celle de serviteur, occupée même par Dieu en Jésus-Christ. N’est-ce pas péché majeur de l’oublier, de ne pas vouloir l’entendre ou de faire le contraire ? Péché des origines ! Ami, tu n’es que serviteur ! (Mt 22, 36) Là, est la bonne place… Ma vraie place !
Tu aimeras...! (Matthieu 22,34-40 / 30° dim du temps de l'Eglise A)Voici un commandement qui ne souffre aucune exception. Il s'adresse à tous les hommes. Il exprime la vocation de chacun. Pour le chrétien, a fortiori, il n'est pour lui pas d'autre façon d'être lui-même, pas d'autre mission, non plus. Tu aimeras… un commandement donc, une obligation pour réussir sa vie et dont l'accomplissement n'est jamais achevé. Tu aimeras, pas à moitié, pas à tiers temps, pas selon tes goûts, mais avec toute l'énergie de ton être, jusqu'à l'épuisement de ta vie, jusqu'à ce que tu deviennes toi-même amour. L'amour donc, voilà le grand mot ! Aimer vraiment, la grande affaire ! Tout est là, dit Jésus, en réponse au légiste mandaté par ses pairs, les pharisiens. L'avaient-ils donc oublié ? Ne le savaient-ils pas ? Ne l'avaient-ils jamais su ? Lui, le légiste plongé dans les Ecritures ne l'avait-il jamais compris ? Tu aimeras… ! Envers Dieu, rien de plus ! Et envers les autres de même comme envers soi-même. Dés lors, tout n'est-il pas simplifié dans la compréhension de la Loi. Au diable les six cent treize commandements répartis en trois cent soixante cinq interdictions et deux cent quarante huit préceptes. Il suffit d'aimer… quelle libération ! Pour penser à Dieu, pour répondre à son désir d'alliance, il suffit d'aimer. Plus de tracasseries religieuses méticuleuses, plus de fausse importance accordée à des pratiques qui n'en ont pas, plus, non plus, d'arrogance pieuse résultat de conduites sacralisées effectuées pour elles-mêmes et pour le sentiment d'autosatisfaction qu'elles procurent. Le légiste, venu interroger Jésus, comme ceux qui l'avaient envoyé, les pharisiens, connaissait sans aucun doute les éléments de la réponse de Jésus. N'en avaient-ils jamais perçu l'importance ? N'avaient-ils pas su en discerner la signification, eux que Jésus traitent d'hypocrites, et de sépulcres blanchis ? Pourtant Jésus n'invente rien en citant Deutéronome 6,5 et en y accolant Lévitique 19,16. Sauf qu'il dit, (est-ce là, la nouveauté ?) que l'amour de Dieu et celui de l'autre comme pour soi, donnent le sens de toutes les codifications ou pour le dire autrement, que tous les autres commandements dépendent de ces deux-là. Aucun autre service de Dieu ne peut les remplacer, aucune autre relation à l'autre ne peut leur être substituée. Tu aimeras le Seigneur…et ton prochain comme toi-même… Un impératif ! L'ai-je compris ainsi, moi qui me dit ami de Dieu et chrétien ou même moi qui délaisse toute référence explicite à Dieu. L'ai-je compris et puis-je dire où j'en suis ? L'amour n'est pas un aspect de ma vie il est, ou doit être, ma vie, que je me tourne vers Dieu, que je vive avec les autres ou que je me situe face à moi-même. Son exigence est terriblement envahissante ! Mais je n'ai pas le choix car hors de l'amour rien ne subsiste. Peut-être me demanderai-je, est-ce possible ? Et d'ailleurs, que peut bien vouloir dire « aimer Dieu » ? Moi, créature puis-je aimer Dieu ? Spontanément je dirai non, sauf à me souvenir que c'est Dieu d'abord, qui m'aime et me pousse à lui répondre. Ou peut-être, plus exactement, à l'exemple de la « comblée de grâce », que c'est Dieu qui m'invite à l'accueillir en le laissant envahir ma vie, mon être. A me souvenir aussi, que Dieu nul ne l'a jamais vu sauf celui qui est descendu du ciel. « Aimer Dieu » ne prend-il pas alors une connotation spécifique quand je crois au Christ ? Que réclame-t-il à Pierre, ce Jésus qui par trois fois lui demande « m'aimes-tu ? », sinon de le suivre éperdument, de lui faire une confiance totale, de vivre de lui. Aimer Dieu ne passe-t-il pas par cet attachement corps et âme au Christ. Et où nous emmènera-t-il, sinon dans le Père où il vit lui-même et dans la communion avec les autres, jusqu'où lui-même est allé ? Tu aimeras… n'est pas seulement une exigence (même si ç'en est une tout de même) c'est aussi un visage, une vie d'homme assumée en Dieu, celle du Christ. Aimer, peut-il vouloir dire attache-toi à lui de tout ton cœur, de toute ta force, de tout ton esprit ? En lui ton chemin deviendra le sien : celui de l'amour ! Ce que le légiste ne semble pas avoir compris, est-ce si sûr que je l'ai bien saisi ?
Rendez-vous à Dieu…! (Matthieu 22,15-21 / 29° dim du temps de l'Eglise A)C’est l’appel que j’entends dans cet épisode du piège déjoué. C’est l’appel qui s’adresse à travers, pharisiens et hérodiens, à tous les hommes qui ferraillent avec Dieu, refusent, fuient la rencontre et s’enfoncent dans leur mensonge. C’est l’appel qui s’adresse donc à nous. Rendez-vous
à Dieu ! Que se passe-t-il en effet dans cette nouvelle polémique entre Jésus et des responsables du peuple ? A vrai dire rien de bien nouveau…Seulement la nouvelle manifestation d’une opposition systématique qui cherche à se justifier par tous les moyens. Et qui ne cesse d’inventer des chausse-trappes pour venir à bout de Jésus de Nazareth. Mais quel sera le piège adéquat qui lui fermera la bouche une bonne fois pour toutes et le disqualifiera définitivement ? Pas facile, car il est habile le Seigneur ! Non pas qu’il utilise l’arme de son adversaire, le mensonge, mais parce qu’il « est » dans la vérité et qu’il débusque naturellement les faux procès qui lui sont faits. Pas besoin pour lui d’employer de subterfuges, il suffit qu’il se place sur le terrain de son adversaire, le terrain de l’intention, pour faire sauter le piège apparemment le mieux ficelé, en mettant son adversaire en face de sa propre contradiction. Pharisiens et autres gens qui s’opposent au Christ sont-ils l’illustration de ce qui se passe dans les cœurs en général ? Quand la pression de l’amour se fait sentir chercherait-on par tous les moyens à y échapper ? De sorte que rien ne change dans notre vie et celle du monde ? Nous
sommes faits pour Dieu, car créés à son image, et ô combien, préférons-nous
tourner notre vie vers d’autres divinités ! Il est vrai que Dieu
personne ne l’a jamais vu et que donc on peut lui faire dire des tas
de choses, et avoir sur lui bien d’autres images que celle par
laquelle il nous a façonné. Ne trouve-t-on pas l’illustration de cette
difficulté viscérale de se « rendre à Dieu » dans ce récit
évangélique d’aujourd’hui ? Que veulent-ils ces pharisiens associés
aux hérodiens, sinon coincer Jésus, une bonne fois pour toutes.
La trouvaille paraît implacable et le tribut payé à César un
terrain idéal pour enfoncer Jésus. Mais que lui reprochent-ils ? De ne
pas être selon ce qu’ils pensent de Dieu ? D’être bons avec les méchants
et de remettre en cause des positions religieuses qui semblaient bien établies
? Tout cela sans doute, avec en plus la peur d’être déstabilisés et
de devoir se convertir. Mais avec Dieu le mensonge ne paie pas. Aussi sans
agressivité, sans calcul longuement ruminé, Jésus retourne la
situation. L’impôt du à César ? Mais où est le problème ?
N’avez-vous pas déjà trouvé la solution ? Devoir utiliser l’argent
frappé à l’effigie de l’empereur païen , est-ce bien cela qui vous
chagrine ? Non, rendez donc à César ce qui est à César et préoccupez-vous
du vrai problème, celui qui souille votre cœur et qui concerne votre
relation avec moi. L’homme, à l’effigie de qui a-t-il été frappé ?
N’est-il pas créé à l’image de Dieu ? (Gn 1, 26) Vous êtes à
l’image de Dieu, « rendez donc à Dieu ce qui est à Dieu »
c’est-à-dire vous-mêmes. Rendez-vous à Dieu..! Ne
cultivez pas l’opposition systématique, ne nourrissez pas des idées de
meurtre, accueillez Dieu tel qu’il se présente. Et ne se présente-t-il
pas à vous ? Pourquoi ne le reconnaissez-vous pas ? Quand Jésus invite
ses interlocuteurs malveillants à rendre
à Dieu ce qui lui appartient ne les oriente-t-il pas vers la
reconnaissance de son identité ? Le Christ, n’est-il pas « Dieu avec nous »? Franchiront-ils
ce seuil de la reconnaissance
? Mais rendez-vous donc au Christ ! Un appel encore valable pour ne pas nous tromper de Dieu.
L'Amour fait-il peur ? (Matthieu 22,1-14 / 28° dim du temps de l'Eglise A)Au fil des paraboles méditées de dimanche en dimanche, depuis les ouvriers de la onzième heure (Mt 20,1-6) jusqu’à cette invitation aux noces du Fils (Mt 22, 1-14) en passant par celles des deux fils (Mt 21, 28-32) puis des métayers homicides (Mt 21,33-46) une impression s’amplifie et s’impose : l’Amour (de Dieu) qui nous presse, n’est pas accueilli et pire encore, déclenche agressivité et haine. Regardez, dans la parabole d’aujourd’hui, ce qui arrive aux deux groupes de serviteurs envoyés l’un après l’autre, avertir les invités : ils essuient un refus, reçoivent des coups et certains y laissent leur vie. L’Amour (de Dieu) ferait-il peur ? La question vaut la peine d’être posée. Qui veut y répondre ? L’Amour de Dieu, répétons-le, nous presse. En effet, ne veut-il pas en son Fils faire aboutir l’alliance commencée avec Abraham ? D’où ces paraboles qui parlent de noces. Dieu nous veut dans une telle intimité avec lui, dans une telle alliance intérieure, que le mariage devient la réalité humaine la plus appropriée pour l’exprimer. Ce roi, tout le monde comprend bien qui il est, veut célébrer les noces de son fils. Mais de quelles noces s’agit-il sinon de celles du Christ avec toute l’humanité, et avec chacun de nous en particulier ? Cette image du mariage exprime donc à sa façon, l’intimité incroyable de la rencontre proposée. Il ne suffit pas d’honorer, simplement, une invitation ou d’assister à une cérémonie et encore moins, de profiter d’un banquet. L’invitation va plus loin, elle engage notre vie avec Dieu, comme l’amour humain engage ou devrait engager, l’être de l’un envers l’autre. Trop loin peut-être, trop loin sans doute ! D’où les réticences, les excuses et cette agressivité meurtrière. Cependant serait-ce ridicule de dire que Dieu dans le Christ, veut nous « épouser » ? L’image est forte mais n’exprime-t-elle pas au mieux la réalité ultime de notre relation avec Dieu venu nous chercher en Jésus le Christ ? Qu’en pensons-nous ? Notre expérience spirituelle ressemble-t-elle à de tels propos ? Dieu nous aime disons-nous mais jusqu’où ? Jusqu’à faire alliance avec nous? Une alliance du cœur, une alliance du don. Et cela peut-être fait-il peur ? Où sommes-nous dans la salle des noces ? La deuxième parabole complétant la première nous pose cette question. Avons-nous revêtu la robe de noce ? Quel est-il cet homme installé au banquet sans l’habit de fête ? Que lui manque-t-il ? Aurait-il oublié de se vêtir convenablement comme il se doit en pareille circonstance ? Que lui manque-t-il ? Rien bien sûr qui concerne l’extérieur, bienséance ou vêtement. Mais à la question du maître il ne répond rien. Son cœur serait-il vide ? L’Amour nous presse. Qu’en est-il de notre réponse ? L’Amour (de Dieu) nous ferait-il peur ? Et pourtant en lui est notre vie. Et sans lui n’y a-t-il pas que ténèbres et grincements de dents? Pas faciles ces paraboles ! Trop fortes, sans doute, pour mon expérience…! Mais qui ne sent que s’exprime en elles l’enjeu de notre vie ? Le roi célèbre les noces de son Fils. Il est temps de dire oui et d’aller très loin dans l’amour, jusqu’à revêtir le Christ. Telle est la vraie robe de noces. N’aie pas peur !
L'Amour nous presse (Matthieu 21,33-43 / 27° dim du Temps de l'Eglise A )Dans
cette parabole qui tourne à l’allégorie,
Jésus en s’adressant aux chefs des prêtres et aux pharisiens, décrit les
amours tumultueuses de Dieu avec l’humanité. Il y a dans le Père ce désir
ardent de voir l’humanité, à l’image d’une vigne, porter des fruits, de
bons fruits. Isaïe déjà ( Is.5, 2) avait utilisé l’image. Il déplorait
que les soins prodigués à la vigne n’aient pas donné les résultats escomptés.
Pourtant ces soins furent nombreux autant qu’attentionnés. Il suffit de se
rappeler l’histoire des prophètes. Suscités, chacun, pour redire au peuple
et à ses dirigeants, une alliance de vie, ils
furent tous copieusement malmenés. Dieu
a du mal à se faire comprendre. L’Amour
ne saisit pas facilement les cœurs. Et que peut faire Dieu quand le cœur se
refuse ? Il attend et se propose encore. Peut-il faire autre chose ? Là où les
prophètes ont échoué, le Fils va-t-il réussir ?
A lui aussi le même traitement et jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais en
lui l’Amour pleinement exprimé ne s’éteindra pas. Désormais en Lui (le
Fils) un nouveau peuple est né : le Royaume dont l’Église est le
sacrement : (le
sacrement pas le Royaume !) Sommes-nous comme sarments bien greffés, en qui
circule la sève de la vie ? Ou pour employer une autre image, faisons-nous
vraiment, activement, partie de la nouvelle construction dont la Christ est la pierre angulaire ? Qui
me le dira ? Quelqu’un ? Personne ? Je ne sais ! D’où l’urgence de me
poser la question. Et de prendre en compte les raisons de la faillite du premier
peuple : Se conduire en propriétaire de l’humanité (Mt 21, 38) Se
conduire en propriétaire de notre propre humanité !
Ce que Jésus de Nazareth n’a jamais fait, sachant toujours rapporter au Père
et sa vie et sa mort et toute son action. L’Amour nous presse… Le
Royaume avance… Seuls ceux qui se laissent saisir par le Christ en font
partie. Appelés
à la vie depuis toute éternité, choisirions-nous la mort ? Ma
vie appartient à Dieu, Il
est l’Amour et dans le Christ, le Père nous presse…
Quelle résistance…! (Matthieu 31,28-32 / 26° dim du temps de l'Eglise A)Pourquoi une telle résistance ? Les grands prêtres et les anciens ne sont-ils pas bien préparés à recevoir la révélation qu’ils attendaient et que maintenant ils côtoient ? Que se passe-t-il pour qu’ils résistent à ce point à la bonne nouvelle sur la bonté de Dieu et la vocation de l’homme ? Jésus de Nazareth est-il si déroutant par rapport à l’idée que ces gens se font de Dieu, qu’il en soit méconnaissable ? Pourtant, Jésus de Nazareth venu appeler tous les hommes se laisse aborder aussi bien par les savants que par les humbles. Pourquoi ne rencontre-t-il pas le même accueil ? Ceux qui semblent près de Dieu par leurs pensées et leurs comportements en sont finalement très loin. Ils semblent toujours dire « oui Seigneur » mais en fait ne perçoivent pas la voix de Dieu et donc ne conforment pas leur être à sa Parole. (cf. Un père avait deux fils Mat. 21, 28) Pensent-ils n’avoir plus rien à apprendre ? Sont-ils tellement encombrés par leur savoir ? Ne font-ils confiance qu’à eux-mêmes ? Bien des questions se posent. D’où vient cette opacité du regard : « Et vous, voyant cela, vous ne …vous êtes pas davantage repentis… » (Mat. 21,32) ? D’où vient cette imperméabilité à la Parole du Christ chez des personnes préoccupées de Dieu en permanence ? Cette attitude de résistance opiniâtre étonne et détonne. Sans se décourager, cependant, Jésus essaie de leur faire comprendre qui il est. Ne s’efforce-t-il pas constamment de les faire réfléchir ? D’où le but de cette histoire des deux fils : « Un oui peut cacher un non et vice-versa ». Jésus se rend bien compte que Lui, la bonne nouvelle, trouve, ô surprise ! un écho plus favorable chez ceux qui écornent la morale. Que ces derniers se laissent toucher par sa présence, qu’ils s’ouvrent plus largement à la vie nouvelle (réalisation de la Promesse) . Cette différence d’attitude entre les grands prêtres, anciens et les collecteurs d’impôts, prostituées n’a-t-elle pas de quoi nous provoquer dans notre vie chrétienne ? Le phénomène religieux, avec son ensemble (nécessaire) de rites, d’habitudes, de vocabulaire, de pensées répétitives, sa langue de bois…etc.. , ne risque-t-il pas de prendre le dessus sur la relation de foi avec le Christ ? Ne sentons-nous pas au fil des dimanches (peut-être même des jours) combien la Parole du Christ bouscule, remet en cause. Cette Parole provoque en permanence, affermit ou renverse nos positions. Si cette petite parabole, propre à Mathieu, trouve place dans l’évangile n’est-ce pas pour nous alerter sur les dangers de l’enfermement « religieux » ? Déjà la communauté à qui s’adresse Mathieu ne courait-elle pas ce danger ? Le « religieux » aliène s’il n’est pas croissance d’une relation avec Dieu et donc transformation de la vie par le travail en soi de sa Parole. Il est inquiétant d’apprendre que l’on peut avoir un comportement religieux et cependant manquer le Christ ! Inquiétant n’est-ce pas ? Face à ce signal comment réagissons-nous ? Opposons-nous de la résistance au Christ ?
« Dieu est bon. ! » (Matthieu (20,1-6a) / 25° dim du temps de l'Eglise A)Il donne bien du fil à retordre cet évangile (des ouvriers de la dernière heure) qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre, comme s’il présentait le fonctionnement d’une entreprise mais qu’on ne peut pas non plus renvoyer dans un autre monde comme si le royaume des cieux n’avait rien à faire avec la vie d’aujourd’hui. De fait, rémunérer des ouvriers, sans tenir compte du nombre d’heures de travail conduirait vite une entreprise à la faillite. En ce sens cet évangile n’est pas le modèle à suivre. Mais alors que veut-il nous dire ? Mais aussi à qui s’adresse-t-il ? S’adresse-t-il à des chrétiens de longue date, engagés dans la foi et qui se plaignaient de ne pas être mieux traités que les nouveaux arrivés ? Peut-être, car l’évangile ne parle pas en l’air. L’on entend d’ailleurs quelquefois des réflexions de ce genre. N’est-ce pas qu’une vie « donnée » au Seigneur mérite plus que celle qui se met à le suivre sur le tard ? Si telles étaient nos idées, voilà qu’il nous faut en changer. Dieu n’envisage pas la relation avec ceux qui travaillent à sa vigne selon le nombre d’heures ou d’années effectuées. Ne souhaite-t-il pas avant tout que tous puissent trouver place dans son champ ? Et que les derniers comme les premiers bénéficient du même bonheur d’être avec lui, car en fin de compte ne sont-ils pas privilégiés ceux qui depuis longtemps sont à l’œuvre pour le royaume ? Cette parabole met tous les hommes sur un pied d’égalité. Aucun ne mérite mieux que l’autre, comme si à travail pénible ou plus compétent devait correspondre une récompense proportionnée. Cette logique de la récompense qui gère nos relations humaines, en général, et professionnelles en particulier, n’est pas celle de Dieu. Elle est, par contre, celle des premiers embauchés. Évidemment la logique de Dieu, c’est un peu dur à comprendre ! Mais comme Lui qui est bon ne peut changer d’attitude, il nous reste à savoir comment « incorporer » (un peu !) de cette bonté dans toutes nos relations et nos activités humaines. Dieu est bon ! Cette affirmation est assurément le cœur de la parabole. Il appelle tous les hommes, si différents soient-ils, au vrai bonheur : « être avec lui ». Il les appelle avec insistance. Leurs réponses arrivent sur le tôt comme sur le tard. L’essentiel est qu’elles arrivent. Et tous reçoivent le même « salaire ». Lequel ? Devinez ? Sommes-nous suffisamment familiarisés avec cette façon divine et excessive de procéder ? Peut-être pas autant que nous oserions le prétendre quand nous en parlons tranquillement. Car ce sont nos réactions à vif qu’il faut surprendre pour savoir ce que nous pensons vraiment. Et ce sont nos réflexes immédiats qu’il nous faut connaître pour pouvoir les éduquer selon les mœurs de Dieu. Dieu est bon ! Cette parabole veut nous le dire et pourtant nous y flairons comme un relent d’injustice. Drôles d’hommes que nous sommes de penser toujours en termes de mérite ! Dieu est bon ! Cette parabole confirme et illustre le passage évangélique qui précède celui d’aujourd’hui. Il est intéressant de faire le lien entre les deux. Un homme riche recherche ce qu’il doit faire de bon pour avoir la vie éternelle (Mat. 19,16). Jésus le reprend sur la formulation de sa question : « Pourquoi, m’interroges-tu sur le bon ? » Car lui dit-il : « Unique est celui qui est bon. » (Mat. 19,17) La bonté est quelqu’un qui déroute peut-être mais qui s’offre à chacun du matin jusqu’au soir. Les premiers qui répondent l’ont-ils bien compris ? Les derniers qui entendent le saisissent-ils bien ? Qu’on se le dise : Dieu est bon pour tous ! Vais-je, enfin, mieux vivre ? |
Le commentaire biblique de la semaine homélie du dimanche évangile du dimanche méditation